A l’aventure…(Nouvelle)

 

La jeunesse, les nouvelles découvertes, nouvelles expériences, bonnes parfois, mauvaises souvent, mais, tout ayant un but, nous instruire, on ne regrettera rien. S’éloigner petit à petit des parents, se chercher un autre confident et goûter…aux saveurs de fruits, jusque là, interdits. Ah, la jeunesse, parfois j’y repense, mais, grandir, n’est point une fatalité, ni même vieillir. C’est un cycle.
Cycle, et oui, mon bicycle, mon vélo cross, mon tout premier, ensuite, plus moderne, un VTT pour les promenades, mes sorties et puis l’âge est venu de passer à autre chose, le permis.
J’ai tardé, je dois le reconnaître. Quand mes amis, eux flambaient déjà, pas forcément au volant d’une toute jeune, rutilante, je me déplaçais encore dans la chaleur et la lenteur infernales des bus, quand ce n’était pas à pied. Ne parlons pas de l’auto-stop, moyen économique pour se déplacer, mais qu’est-ce que j’en ai vu et entendu !!! J ‘en ai eu des frissons et quelques surprises, mais bon…
J’en ai trempé des chemises, usé des semelles, mais la marche m’a forgé, m’a rendu solide et résistant. Et oui, je suis un peu un athlète.
Le code en poche, j’allais commencer la conduite, oh, l’instant tant rêvé pour un jeune, sa première fois, quel stress ! Comment s’y prendre, bien se tenir, contrôler cette chose qui bouge, avance, en un mot, qui vit (oui, ça vit, c’est comme ça ).
Je m’exerçais, avec une ancienne, oui mais à l’époque, elle faisait sensation, avec ses courbes, ses lignes dignes d’une belle carrosserie, des cambrures sans pareil.. Je m’exerçais, à trifouiller sous son capot, comme on relève une jupe, à jouer dans son moteur. Ma manivelle en main, quelques tours et elle ronronnait, comme un p’tite  :) . Mais, méfiance; c’était une tigresse, une nerveuse, qui te remuait les tripes, l’une des premières Escort un modèle sport, super puissante entre les mains d’un..novice, un pu-ceau du volant (ça existe  :) .
Elle démarrait au quart de tour, pas comme ces vieilles diesel, obligé de les chauffer pour faire un tour. Je la bichonnais, la caressais presque avec ce doux chiffon, sur ses flancs, partout….Je ne montais pas, non, je m’installais, je prenais place à l’intérieur, je pénétrais un habitacle où je me sentais chez moi.
Sur le tableau de bord, l’emplacement des air- bags et deux p’tits boutons rigolos (ça servait à quoi encore, faire monter quelque chose, sûrement) dans lesquels j’aimais bien jouer. Et je ne sais pour quelle raison, ça me détendait tantôt, m’excitait presque. Elle était gourmande…de kilomètres, qu’elle avalait avec appétit, sans forcer, sans caler. Je m’accrochais à sa ceinture.
Quand parfois, elle faisait sa capricieuse, je la soulevais, ouvrais son capot comme on relève…, prenais mon gros tournevis et lui mettais quelques coups dans son moteur jusqu’à ce qu’elle ronronne. comme……
C’était un réel plaisir de la conduire, en tout lieu, par tout temps, elle ne rechignait guère, toujours partante pour une nouvelle aventure, dans les bois, les déserts, sur les grandes agglomérations, les belles avenues, parfois en trombe, à toute vitesse, et d’autres, peinards, tranquille, prenant notre temps, pas pressé pour un sou, et quand la fatigue se faisait sentir, je laissais ma place de devant pour me mettre derrière tout aussi confortable.

© 2014_ Rénorin Laurent
Ma première auto
21/09/14

vieille-voiture-embourbee

 

Image internet www.luckysophie.com

 

 

 

 

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