L’Homme est un drôle d’oiseau (texte intégral)

homme

I_        L’Homme est un ange

 

L’Homme est un ange qui perdit jadis ses ailes

Quand il tomba car grande était la tentation ;

Encore aujourd’hui, peut-on voir dans ses prunelles,

Qu’il garde en son sein, des rêves d’élévation.

 

Mais les désirs meurent, et s’érigent les stèles,

Au-dessus de son Lit, en guise d’inscription ;

On dit que seules les âmes sont immortelles,

Et qu’elles échappent donc à la corruption.

 

Il conserve aussi la notion d’éternité,

Souvent il rêve, parle de longévité,

Mais plus rarement de la perfection perdue.

 

Presque toujours hautain, rempli de vanité,

On le croirait alors, oui, par les airs, porté :

Il se prend pour la colombe, dans le ciel, vue.

 

II_       Icare 

chute-image001-1Carlo Saraceni

S’élevant tel l’oiseau, tout là-haut dans les cieux,

Il cria trop vite : « Regardez-moi, je vole ! »

Oui ce fou d’Icare, voulant défier les dieux,

Avant que le soleil, ses plumes ne décolle.

 

L’homme né sans ailes, voilà qu’il dégringole,

S’époumonant en vain, laissant pleurer ses yeux :

« Le ciel n’a point de branches ! » alors il s’affole ;

Le rêve s’envole, chute le prétentieux.

 

Domaine des anges, celui du Créateur,

Le ciel, il veut toucher, vaincre la pesanteur,

Abandonnant ce lieu, dont il est fait : la terre.

 

Pourquoi s’aventure l’homme à cette hauteur ?

Serait-ce pour trouver, où vit son grand Auteur ?

C’est qu’elle aime voler, grimper haut, la poussière !

 

 

III_     La chute

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Mais, tout ce qui monte, tôt ou tard, redescend !

L’oiseau plein de grâce, sur la branche, se pose ;

La navette, en morceaux, dans l’immense océan,

Dans l’eau, termine sa course, tombe et repose.

 

Ce n’est pas tout d’avoir, « la tête au firmament »,

Ou dans les étoiles, qui grossit, enfle, explose ;

À l’arbre majestueux, le plus beau, le plus grand,

La plus petite hache, le respect, impose.

 

Ce n’est qu’une question de temps, je vous le dis

Entre élévation et chute, l’instant maudit,

Où l’on voit s’approcher, le sol où l’on s’écrase.

 

Sous les feux de la rampe, notre oiseau s’embrase,

Fanfaronne et crâne. Si, petit à petit, Il fait son nid,

tantôt viendra sa fin, sans bruit !

 

© 2016_Rénorin Laurent

_28/06/2016

 

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Une réponse à “L’Homme est un drôle d’oiseau (texte intégral)”

  1. Le 29 août 2016 à 5 h 07 min La grive moqueuse a répondu avec... #

    Hum, des poèmes un brin érotique, non? ou je me trompe?
    Éclairez moi, cher poète
    Bien à vous

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