poésie

Fatigue

 

 

Mon âme fatiguée, exténuée quémande du repos;

Déposez, ô mains, oui, déposez, la plume, le stylo,

Car voyez, les mots refusent de se laisser écrire,

Maître, laissez-les donc, se reposer un peu, dormir.

 

Demain, dans le pré de l’esprit, ils reviendront,

Comme des faons titubants, puis ils gambaderont,

Comme des enfants joyeux, s’amusant sans fin,

Et leurs rires résonneront bien fort dans ce jardin.

 

Regardez les, mes yeux, dites, pouvez-vous les voir ?

Ils jouent à se cacher, et se camouflent dans le noir.

Attrapez les, mes mains, mais, dites, le pouvez-vous ?

Dans ce jeu de mots, ils courent, se faufilent partout.

 

Et, ils vous montrent parfois juste le bout du nez,

Un p’tit quelque chose pour qu’on puisse les deviner,

Et, amusés, ils rejoignent vivement leurs cachettes,

Tapis là, silencieusement dans les tiroirs de la tête.

 

©2014_Rénorin Laurent_10/14

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