Humanité

Vos héros (texte intégral)

 

I_ Le bien face au mal 

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Serait-ce parce que, le monde va trop mal,

Que sa situation, déjà nous met en garde,

Ici, là-bas, ailleurs, partout où l’on regarde,

Sur une Terre où l’homme est le pire animal,

 

Que guerre, viol, vol sont désormais d’un banal,

Escroquerie, attentat, villes qu’on bombarde,

Meurtre, assassinat, et la justice qui tarde,

Rendent ce monde de plus en plus infernal,

 

Serait-ce pour cela, qu’on a besoin d’y croire,

Que l’on se raconte, très souvent une histoire,

Qu’on se met à rêver, parfois les yeux ouverts,

 

D’un scénario parfait,  espérance illusoire,

« Le bien qui remporterait toujours la victoire »,

Face aux hommes mauvais, méchants, lâches, pervers ?

 

II_ Ils arrivent, ils débarquent… 

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Les héros, on les découvre sur nos écrans,

Dans un collant moulant leur belle silhouette,

Leurs muscles saillants, leur poitrine parfaite,

Oui, des guerrières, des demi-dieux, des géants…

 

Leur force et leur courage sont hallucinants,

Ils arrivent toujours, quand le faible s’inquiète,

Le juste, le bon et empêchent sa défaite.

Ils sont si fiers, si forts, et presque tout puissants,

 

Dans leur beau costume,  souvent bleu, noir et rouge,

Couleur du sang versé, de ce bois de carouge ;

Face au chaos mondial, ils seraient solution !

 

Tel le vent, il court ; comme la panthère, il bouge,

Celui-ci grimpe aux murs, elle, lance le vouge…

Les héros débarquent, mais ce n’est que fiction.

 

III_ Pourtant, je les vois…

Vos héros (texte intégral) dans Humanité z

Mais je vous l’assure, je les vois vos héros,

Devant mon poste de télé, lisant la presse,

Relatant donc leur dernière « indélicatesse » :

Magouilles en tout genre, arnaques, complots.

 

Quand pleure le peuple, car montent haut les eaux,

Ils restent bien au chaud, là dans leur forteresse,

Lors de manifestations, face à la jeunesse,

Ils répondent en tabassant, en brisant les os…

 

Vos héros, politiciens, policiers véreux,

Crapules (dont vous baisez les fesses, les deux),

Que je vois défiler, debout à ma fenêtre.

 

Costume cravate, uniforme, mais vœux pieux,

Et quand on les cherche, qu’on a tant besoin d’eux,

Ils n’ont plus aucun pouvoir, sauf de disparaître.

©Rénorin Laurent_2016_10/06/16

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